Dans une université, décision est prise par la présidence d’agrandir la cafétéria du campus et de l’organiser en différents îlots offrant chacun des plats spécifiques (pizzas, ramen, burgers, etc.), l’espace central, uniforme, étant réservé à la consommation des plats. Le directeur des achats procède à la commande des tables mais celle-ci est annulée pour cause de liquidation judiciaire. Il profite alors d’une opportunité pour acquérir un lot d’une trentaine de tables en provenance d’un fournisseur pour maisons de retraite. Il fait ensuite l’acquisition d’un lot de chaises chez un discounteur du marché. Problème – et les étudiants ne manquèrent pas de protester à ce sujet dans le babillard du campus … : les tables sont d’une hauteur non-standard car prévues pour y glisser dessous les bras de fauteuils roulants … Les chaises, elles, sont d’hauteur standard. Ce qui oblige chacun à lever exagérément les avant-bras pour les mettre à la hauteur de la table. L’inconfort est généralisé …
Le directeur des achats et la chaine des validations, par une centration sur les seules économies de débours, ne se sont pas rendu compte de leur erreur. Le diable des décisions absurdes se niche dans les détails.
Récit d’un auteur qui a préféré garder l’anonymat
